Une NEIPA limpide, c’est presque une contradiction. Le trouble de ces IPA de la Nouvelle-Angleterre n’est pas un défaut de filtration : il vient de la recette elle-même.
D’où vient le trouble ?
- Les céréales riches en protéines — avoine et blé — qui restent en suspension et donnent aussi la texture soyeuse.
- Le houblonnage à cru massif, ajouté pendant ou après la fermentation : ses composés se lient aux protéines.
- Des levures peu floculantes, qui restent dans la bière au lieu de tomber au fond.
Résultat : une bière opaque, ronde, qui sent le jus de fruit tropical, avec une amertume bien plus basse qu’une IPA classique. Voici deux NEIPA du catalogue côte à côte :
| Brume du Rhin | Critère | Haze Machine |
|---|---|---|
| Amertume | ||
| Douceur | ||
| Fruité | ||
| Acidité | ||
| Torréfié | ||
| Corps | ||
| Pétillant |
Le trouble est-il un gage de qualité ?
Non. Il fait partie du style, mais une NEIPA très trouble peut être fade, et une NEIPA légèrement voilée excellente. Fiez-vous au nez : s’il est fruité et frais, c’est bon signe. S’il sent l’herbe ou le carton, la bière a probablement vieilli. Ces bières se boivent jeunes, idéalement dans les semaines qui suivent leur mise en canette.
